Texte Libre

Amis lecteurs, pardonnez ma désaffection passagère. Ouf, ce sont les vacances ! Alors, je reviens avec de nouveaux dictons, et travaille quelques nouveaux textes.

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décembre...



 
Tous les deux jours, profitez des "dicton du jour", totalement indispensables !

Si vous voulez des textes plus noirs,
voyez les "petites vengeances douces"
...déconseillées aux âmes sensibles !


Le mois de décembre est idéal pour.... gambader en forêt (sous la pluie) ou marcher sur la plage déserte ( à cause de la pluie) Profitons-en !

Mardi 22 décembre 2009 2 22 /12 /2009 10:00
   Attention, humour noir 

-…………………..

-Non, avant c’était une vieille dame qui habitait là. Oh, quelqu’un de très bien ! . Elle faisait de la broderie pour ses petits enfants. Ceux qui habitent à Dijon ; les autres, ils ne venaient jamais. De la broderie, oui. Sauf à la fin. Elle n’y voyait plus très clair. Ah! La tête reste intacte, mais le corps ne suit plus, voyez-vous. C’est triste de vieillir.

-……………………

-Deux mois. Ils ont aménagé il y a deux mois, c’est cela. Un petit couple bien sympathique. Toujours un bonjour, dans l’escalier. Quelques conversations par-ci, par-là, mais rapides, forcément.

 -…………………..

-Ah non. Non, la première fois j’ai monté toutes les marches, vingt-sept au total, pour leur demander de faire un peu moins de bruit. Ils se sont excusés, ils m’ont dit qu’ils allaient faire attention. Ils m’ont même offert un café. J’ai refusé. A mon âge, le café, ce n’est pas trop conseillé. Je suis redescendue, doucement, j’ai pris mes somnifères et je me suis endormie, avec mon chat. Il s’appelle Gaston –je lui ai donné le nom de mon défunt mari- une brave bête, allez ! On a bien raison de dire que les animaux ne vous trahissent jamais. Et un poil si doux ! Il faut dire que je lui donne la meilleure nourriture : des petits plats que je mitonne moi-même. Mon mari aussi aimait beaucoup mes petits plats. Cher Gaston !

-…………………

-Ah oui, les voisins. Nous dormions tranquillement Gaston et moi…et soudain, j’ai été réveillée par des cris. Oh, terribles ! J’ai cru qu’on était en train de la tuer. Puis je me suis aperçue que non. Je connais la vie, quand on crie « encore », c’est qu’on n’est pas en train de se faire assassiner. Vous voyez ce que je veux dire. Je me suis demandé si elle n’exagérait pas un peu. Moi, avec Gaston, je n’ai jamais crié comme ça ! Enfin, je n’ai pas voulu monter en pleine nuit. J’ai attendu qu’ils aient terminé en continuant mon tricot. Un pull, pour mon chat. Avec ces températures, j’avais peur qu’il attrape froid. Gris chiné, bleu. C’est une jolie couleur, et pas trop salissante.  -…………….. ..

-Oui. Donc nous nous sommes endormis deux heures plus tard. Ils avaient fini au bout de quinze minutes, mais moi, je mets du temps à me rendormir. Le week-end suivant, et celui d’après, et celui d’encore après, ils avaient des amis à la maison. Enfin, à l’appartement, mais vous m’aviez comprise. Tous les week-ends, en fait, si je calcule bien. Oh, mais j’ai encore toute ma tête vous savez ! Et en calcul mental, nous, nous sommes efficaces ! Les jeunes ne savent rien faire sans leur calculette.
-………………..

 -Je ne pouvais quand même pas monter tous les samedis pour leur demander de faire moins de bruit ! Et je n’aime pas laisser Gaston tout seul. Il s’angoisse et il saute partout. La dernière fois, il m’avait cassé une vierge en porcelaine, offerte par Gaston, mon défunt mari, lorsque nous avions fait ce voyage, à Lourdes.

-……………….

-Comment ?

 -………………

-Oui, je leur ai téléphoné, cette fois. C’est le monsieur qui a décroché. Je lui ai dit que j’étais tombée, que je m’étais sûrement cassé quelque chose. Le col du fémur, à mon âge, on n’est pas à l’abri. Ils sont tous descendus : le mari, sa femme et deux couples d’amis. Ils m’ont aidée à me relever, ils m’ont installée dans le fauteuil, avec une couverture sur les genoux. « Bon, vous n’avez rien de cassé », m’ont-ils dit. « Allez ! Vous nous enterrerez tous ! » Ils ont ri. Ils disaient ça pour être gentils. Ils sont allés se servir un café : j’en avais préparé une grande cafetière, à l’avance. Mon défunt mari aussi aimait le café. Moi pas, ça m’empêche de dormir. Eux se sont tous endormis en quelques minutes. Il est vrai que j’avais vidé tout mon tube de somnifères : vingt-sept comprimés. Je les ai comptés. C’est à ce moment-là que j’ai fait la petite guirlande : douze oreilles. Ce n’est pas beaucoup, mais ça fait son effet. Que voulez-vous, il faut les éduquer, ces jeunes. Qui aime bien châtie bien. Il fallait qu’ils comprennent que ce n’est pas correct de casser comme ça les oreilles des voisins !

 -……………

-Un jeu, monsieur le Commissaire, pour le chat : j’ai accroché la guirlande à la porte. Vous l’auriez vu sauter pour essayer de les attraper ! C’est important qu’il fasse un peu d’exercice physique, mon Gaston !


 

Par goutte.de.mer - Publié dans : Petites vengeances douces
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Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /2009 10:00
Le monde ne peut te parler qu'avec tes propre mots : quel est ton vocabulaire?

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Par goutte.de.mer - Publié dans : dicton du jour
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Samedi 19 décembre 2009 6 19 /12 /2009 10:00
Fin de la conférence de Copenhague...


Ceux qui ont le Pouvoir de faire ont rarement la Sagesse de bien faire

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CLIMAT - Le projet de résolution obtenu à l'arraché ne satisfait pas grand monde...

C'est l'histoire du verre à moitié vide. Un accord à minima est-il mieux que pas d'accord?Vendredi soir, après des heures de négociations de dernière minute, un compromis a été trouvé à Copenhague. Il ne s'agit cependant pas encore d'une déclaration signée: même si de nombreux chefs d'Etat (dont Obama, Lula et Medvedev) ont quitté la capitale danoise, les délégations poursuivaient leurs discussions dans la nuit. Il s'agit de «régler les détails», a expliqué Jean-Louis Borloo. Une déclaration doit ensuite être présentée en séance plénière en vue d'une adoption par consensus. Mais un rejet n'est pas exclu.
 

Par goutte.de.mer - Publié dans : dicton du jour
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Jeudi 17 décembre 2009 4 17 /12 /2009 10:00

 

 

Toi

Lui

Un même horizon en partage


Lui, il court

Pour que ses pieds ne marquent jamais le sol de leur empreinte

Il court et la sueur qui coule de son front nourrit la terre

Même son souffle est silencieux


Toi, tu t'es installé

Ta femme qui vaque à ses tâches est lourde

De tant et tant d'enfants

Qu'il te faudra creuser

Plus profond

Encore

Tes sillons


Si tu te taisais, tu apprendrais peut-être

La voix des espaces insoumis

           -Le nouveau Monde-

 

 

Mais tu répètes et répètes

Sur le pas de ta porte

Les airs de l'ancien Continent


Oh ne t'étonne pas qu'il ignore ta rengaine

C'est un Sauvage


Il court

Le pas de chaque fourmi qui croise sa course résonne en lui

Plus fort que ta voix

Et le sang à ses tempes bat le pouls de la terre

Par goutte.de.mer - Publié dans : poésie - Communauté : Les chroniques de la meute
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Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /2009 10:00
L'herbe sauvage se fie au vent

http://georgesh.canalblog.com/images/Panache_d_herbe.jpg

Par goutte.de.mer - Publié dans : dicton du jour
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