Et tant pis si la nuit le temps n'en finit pas
La grenouille le paon la chouette ou le greffier
Un simple son suffit à faire sursauter
La plume dans les doigts m¹éloigne de mes draps
Et tant pis si la nuit m¹entraîne loin de toi
Qui voyages sans bruit sans limite et sans loi
Épaule contre épaule ça ne suffit pas
Ma peau suinte et toi me murmures j¹ai froid
Et tant pis si la nuit fut-elle fraîche ou chaude
Les sens tout en aguets je sens le temps qui rôde
Je le soupçonne de jouer avec mes nerfs
Et de m¹ôter parfois le moindre souffle d¹air
Soudain l¹on aperçoit la timide lueur
La journée de labeur s¹avance à petits pas
Elle m¹emportera dans son illusion d¹heures
Mais la prochaine nuit ne m¹y reprendra pas.
Gil
(Nuit du 12 au 13 mai 2008, 3h)¹