
Alors...humour noir, ou poésie en couleurs. Que préférez vous?
Toutes les fenêtres sont ouvertes.
Ouvertes sur l'horizon prometteur, sur le soleil complice qui éclaire la façade, donne vie aux corbeilles suspendues qui ruissellent de glycine.
Un échange, un accord profond. La lumière auréole cette demeure, pénètre au coeur de la maison qui l'accueille et lui chante comme une mélopée douce les rires des enfants qui y ont joué. Qui y joueront, peut-être?
L'entrée est évidente; un perron calme, fort de toutes ces colonnes qui soutiennent l'édifice et balisent un chemin dont il n'est pas besoin de le connaître pour le reconnaître. La porte du seuil pourtant est discrète, entourée de feuillages frémissants et printaniers.
Quand on entre, le parfum des fleurs et la brise comme une haleine tiède se mêlent un moment à la fraîcheur des vastes pièces. Couleurs tamisées par des voilages légers. Puis c'est l'odeur douce et rassurante de la cire sur les parquets qui domine, à son tour remplacée par des effluves gourmandes de pain et de fraises fraîches. A croquer du bout des lèvres, à faire fondre sur la langue.
Enfin, on monte, on monte vers le rayonnement des chambres radieuses. Dehors, sous la corniche, des hirondelles s'appellent et se rejoignent. On monte encore vers la plénitude du grenier. En haut, sous les chantignoles et les jambettes de bois, c'est un lieu précieux et secret où le confidences heureuses se chuchotent, où les éclats des alcôves cachées rebondissent dans la cheminée pour éclabousser les toits de tous ces bonheurs trop forts pour être dits.
Derniers Commentaires