Samedi 7 janvier 2012
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10:00
Lorsque le feu te consume
Vois aussi ce qu'il éclaire en toi...
Par goutte.de.mer
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Mercredi 4 janvier 2012
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10:00
La seule image de la rose
Porte déjà le parfum de la rose
Par goutte.de.mer
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Lundi 2 janvier 2012
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10:00
L'aube touche plus tôt
Celui qui vit plus haut
Par goutte.de.mer
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Samedi 31 décembre 2011
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10:00
Les hommes rentrèrent au bout de trois jours, les traits tirés, ivres de
fatigue. Et de vin, aussi. Pourtant, aucun ne raconta jamais ce qui s'était passé. Quatre femmes qui étaient déjà grosses donnèrent encore naissance à des enfants aux yeux jaunes. Puis tout
rentra dans l'ordre au village.
Au fil des mois, des rumeurs me
parvinrent des vallées voisines sur des femmes qui rêvaient d'un loup gigantesque. Un loup blanc. »
Le curé de Beynac signale encore dans ses écrits que -à sa connaissance- quelques naissances étranges furent encore signalées dans des coins reculés, notamment vers Carennac et
Rocamadour mais qu'elles cessèrent définitivement dans les toutes premières années du XV ème siècle. Ce n'est qu'une cinquantaine d'années plus tard que les divers contes et légendes font état
d'une expression qui a traversé les siècles. « Etre connu comme le loup blanc » signifiait probablement au départ « être le centre des conversations », comme le fut cette
légende de Paul le Loup à la fin du XIVème siècle.
Les étymologistes affirment
aussi que l'expression “ être une Marie qui a rêvé du loup”, fut fort commune pour les jeunes filles qui venaient de perdre leur virginité. L'évolution de la langue a simplifié la tournure, on
l'emploie plus fréquemment de nos jours sous la forme “avoir vu le loup”.
Si cette assertion peut
être prise au sérieux, le lecteur aura tout intérêt à se montrer nettement plus circonspect quant à ceux qui insinuent, sourire en coin, que la légende de Paul Loup serait aussi à l'origine de
l'adage “quand on parle du loup, on en voit la queue”. Ce ne sont que grivoiseries dénuées de toute exactitude scientifique avérée, que nous nous refusons à colporter.
M. Sulitzer, journaliste au magazine
“ Vous pouvez me croire”
Par goutte.de.mer
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Vendredi 30 décembre 2011
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10:00
La première partie a été publiée il y a 4 jours
Puis elle
s'évanouit et ses lèvres brûlantes murmurèrent des mots incompréhensibles. Elle garda le lit pendant plus d'un mois.
Pendant ce temps, des
villageois affirmèrent avoir aperçu Paul, toujours de loin, dans les collines. Des rumeurs commencèrent à circuler. Certains disaient que la veille de la rencontre, Marie avait rêvé qu'un énorme
loup blanc la dévorait. Les esprits s'échauffaient. Les hommes du coin devinrent sérieux, ils ressentaient un étrange malaise devant cette silhouette massive et souple, qui semblait toujours se
dissiper dans le brouillard. Les femmes en parlaient à mots bas près du lavoir. Certaines prétendirent l'avoir vu se baigner nu. Les vieilles se souvinrent sûrement de leurs péchés de jeunesse.
Les jeunes gloussèrent. Celles qui peut-être rêvèrent aussi du loup blanc ne vinrent pas me le confesser.
Le ventre de Marie s'arrondit. On la maria rapidement, et en plein coeur de l'hiver 1394, elle mit au monde un bébé aux cheveux d'une pâleur
lunaire et aux yeux d'une couleur indéfinissable. Presque jaunes. Lorsque Toinette, Augustine, puis Suzon accouchèrent à leur tour d'enfants aux yeux jaunes, une battue fut organisée. Tous les
hommes des environs, armés de bâtons et de fourches, y participèrent. Je réunis toutes les femmes à l'église pour quelques prières collectives. Ainsi étaient-elles en sécurité. Puis nous
attendîmes... suite et fin, après-demain
Par goutte.de.mer
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